Témoignages
Voix du Sud, à Astaffort...
J’étais venue là pour apprendre à faire des chansons.
Et voilà que je m’entends dire, le premier jour « Vous n’êtes pas là pour apprendre à faire des chansons »… Mais qu’est-ce que je fais là, alors ?
Ce n’est qu’à la fin du stage que j’ai compris…
Astaffort est un lieu magique. Les « Rencontres » portent bien leur nom. On rencontre des auteurs, des compositeurs et des interprètes avec un immense talent, mais surtout, on se rencontre soi-même…
« Alors, c’était comment ? » demande notre entourage à notre retour. ..
Difficile de trouver les mots pour décrire ce bout de vie qui nous aura marqué à l’encre indélébile. Et puis l’on retrouve des anciens astagiaires, qui ont vécu la même chose… Et là, on se comprend…
« Tu as changé » nous dit-on. Tant mieux.
Voilà c’est ça, les Rencontres d’Astaffort. Un passage vers un ailleurs, vers une vie où l’on ose être soi, parce qu’on s’est découverts là-bas, ou bien au contraire parce qu’on a le regret, comme moi, de ne pas avoir eu le temps de montrer qui l’on est. Alors on retient la leçon, on se dit que de tels moments passent bien trop vite et qu’il faut profiter de chaque minute. Etre en harmonie avec les autres, et avec soi-même.
La seule chose qui manque aux Rencontres, c’est une cellule psychologique pour l’après… Mais pour un peu qu’on ne rejoigne son quotidien trop rapidement, on se la fait nous même la cellule, et alors on se retrouve entre astagiaires une semaine par-ci par-là, afin de poursuivre l’histoire… Et la création collective reprend de plus belle.
On m’avait dit « Tu verras, il y a un avant, et un après Astaffort » (dixit Olivier Béranger). J’aurais voulu rester dans le « pendant » un peu plus longtemps, alors chers futurs collègues
astagiaires, vivez chaque instant !
Les crises de doutes et de remise en question font partie intégrante du stage, alors laissez-vous traverser par tous ces questionnement inévitables et évacuez les au plus vite !
C’est du concentré de vie, de la liqueur de bonheur à consommer sans modération…
Ledily. Avril 2010. http://www.myspace.com/ledily
Astaffort, on comprend pourquoi un grand artiste y vit. Quand on y vient, quelque chose vous retient de l’accueil qui vous y est réservé. Ce village a de la chanson dans le cœur et deux mains qui vous souhaitent bien du plaisir. Astaffort, capitale du mot ! Merci.
Magyd Cherfi - octobre 2007. www.magydcherfi.com
« Puis il découvre Astaffort... Pendant 10 jours, il écrit, compose, arrange et trouve surtout ses alter ego, sa famille avec laquelle il travaillera désormais ». www.emmanuelmoire.com
« Le but : travailler avec d’autres personnes. J’ai pu œuvrer avec des auteurs compositeurs de renom. Cela s’est très bien passé. C’était fête et musique pendant dix jours ! Les premiers temps, j’étais un peu perdue. J’ai dû écrire devant les autres. Le deuxième jour, j’ai écrit le Bistrot, qui figure sur l’album, et les Baleines… J’ai trouvé cela énorme. Je ne m’attendais à aucun débouché et tout s’est soudainement ouvert ... »
Marie Cherrier - l’Humanité. www.mariecherrier.com
« 2005 -Voix du Sud - Rencontres d’Astaffort.
Une aventure d’une richesse insoupçonnée, où le mot
« rencontre » n’a jamais aussi bien porté son nom ; une expérience humaine unique et déterminante, qui a totalement contribué au développement et à l’aboutissement de mon projet artistique ; le frisson perdure encore aujourd’hui… »
Daguerre. www.daguerre.be
«… Quelques mois plus tard, je fêtais la sortie commerciale du premier album auquel je venais de collaborer en tant que parolier, et trois des six chansons que je signais dans cet opus étaient nées à Astaffort. Avais-je un début de réponse à mes questions ? Je ne sais ! En tout cas ce fût le début d’une longue série de collaborations artistiques qui durent encore près de 12 ans plus tard.
En y réfléchissant, je me rends compte que je n’ai jamais cessé, durant toutes ces années, de tenter de retrouver, voire d’insuffler à mon tour aux artistes avec lesquels j’ai eu à travailler, le goût du risque, l’esprit d’échange et d’ouverture qui sont le fondement même des Rencontres d’Astaffort et que j’avais reçus de plein fouet.
Ces petites choses vécues durant 9 jours, parmi 19 autres saltimbanques si semblables et pourtant si différents de moi. Ces notions d’aventure collective, d’artisanat, d’émulation, de sens du travail en équipe où chacun peut trouver sa place et se transcender, où l’on peut associer les talents. Tous les cas de figure rencontrés. Toutes les contraintes auxquelles est soumise la création d’une chanson et que l’on apprivoise au fil des jours, jusqu’à l’acquisition de cette notion fondamentale : « être au service de… ».
A ma connaissance, Francis Cabrel est le seul artiste de la chanson française qui ait tenté d’apporter une réponse aux questions vastes et profondes que lui posaient tant de jeunes auteurs, compositeurs et interprètes. Il y a près de 15 ans, il leur a dit : « Je n’ai pas cette réponse, mais je peux vous offrir un lieu, un cadre et le temps nécessaire pour que vous la cherchiez vous-même et ensemble ». Et cette phrase, il l’a finalement redite près de 30 fois, à plus de 500 artistes, dont moi, que voici, douze ans et 25 albums plus tard (ndrl : dont plusieurs d’or et de platine), vivant de ma plume, et de retour à Astaffort pour transmettre à mon tour.»
Frédéric Kocourek - décembre 2007
Auteur - Membre de la Commission des Variétés de la SACEM. www.myspace.com/fredkocourek
"Déjà dix ans d’existence pour ce duo d’auteurs compositeurs interprètes francophones qui évolue dans un univers Chanson / Pop / Folk. Caroline Cohen (chant) et Jérôme Grey (guitare et choeurs) se sont trouvés en participant aux désormais célèbres Rencontres d’Astaffort. Ce stage leur a permis de découvrir leur complémentarité et appris la rigueur du travail de l’écriture et de la composition. Ils font leurs premiers pas sur scène dans le cadre des découvertes Voix du Sud et auront l’occasion de se produire au Printemps de Bourges en première partie de Maxime Le Forestier, et aux Francofolies (Carré Amelot)".

Calou (extrait de la bio du groupe : www.calou.net )
(Photo Xavier de Bascher)